Cinema

Must See #03 : Pulp Fiction

Il est celui qui nous a donné envie de voir des films ! A 53 ans, l’infatigable Quentin Tarantino continue à produire des merveilles.  Après, vous avoir parlé de films centrés sur l’art (The Thomas Crown Affair & Vicky Cristina Barcelona), aujourd’hui nous vous parlerons tout simplement de l’art de faire de bons films, avec une oeuvre dont il serait inenvisageable de ne pas citer lorsqu’on évoque Tarantino, vous l’aurez compris il s’agit bel et bien de : Pulp Fiction, ce film dont on célébrait les 20 ans demeure un des plus grands succès de l’histoire de septième art. Casting quatre étoiles, bande son mythique, réalisation imaginative, et dialogue inimitables. 

Pulp Fiction est typiquement le genre de film qu’on peut revoir inlassablement avec toujours le même plaisir et l’impression de parcourir un assemblage de scènes cultes. Sa Palme d‘Or à Cannes en 1994 n’est autre qu’une preuve du bon goût de certains jurys cannois de cette époque (Même s’il est utile de rappeler que Clint Eastwood en était le président). C’est à travers ce film là, que Quentin Tarantino définit et impose clairement son style après y avoir posé les premières bases dans Reservoir Dogs deux ans plus tôt. La clé derrière un tel succès ? N’est autre que derrière cette oeuvre se cache derrière un cinéphile passionné, vivant pour le cinéma et dont les films ne parlent que de ça.
Prenons d’abord l’affiche, celle-ci permet déjà d’identifier l’œuvre. Atypique et éloignée de toute considération commerciale (les têtes d’affiche masculines n’y apparaissent même pas). Malgré ça, elle illustre plus que jamais l’univers du film puisqu’on y retrouve de nombreux éléments clés, comme les cigarettes (Red Apple, une marque inventée par Tarantino pour les besoins du film), le revolver, le « book » faisant référence au fameux terme « pulp » et enfin la pose de Uma Thurman qui symbolise à jamais la « cool attitude » qui inonde l’œuvre.

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Dans Pulp Fiction s’ouvre une discussion entre Ringo et Yolanda, le couple interprété par Tim Roth et Rosanna Arquette, dans une cafétéria où ils discutent de la facilité qu’ils auraient à y commettre un braquage, ce qu’ils ne tardent à faire. S’en suit le générique au rythme de la musique du désormais mythique « Misirlou » de Dick Dale suivi du « Jungle Boogie » des rois de la funk, Kool and the Gang. Le film est lancé et la discussion entre Jules Winnfield (incarné par Samuel L. Jackson) et Vincent Vega (interprété par John Travolta) que nous rejoignons en plein milieu confirme déjà, que nous ne sommes devant un film pour le moins originale. Plus le récit avance, plus on observe que la frontière entre le bien et mal est éclatée pour rapidement s‘effacer…

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Structure chapitrée et narration non linéaire, construite en fonction des personnages exposés renforçant une agréable impression de redécouvrir le film à chaque visionnage. Au niveau des personnages le cinéaste fait là aussi un sans faute en offrant l’une des galeries les plus réussies du septième art.

Pulp Fiction © by Joshua Budich

Autre détail majeur qu’il est bon de mentionner, et même si Pulp Fiction ne comporte aucune musique originale, il n’en demeure pas moins que Q.T a frappé fort, en balançant une playlist remplie de petites perles souvent méconnus jusqu’alors, tel que « Girl You’ll Be a Woman Soon » de Urge Overkill que nous balance Mia Wallace, ou encore « The Surf Rider » de The Lively Ones, à la fin du film (Un Coup de cœur Eddar Darek)

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