Cinema

Mohamed Lakhdar Hamina ou l’age d’or du cinéma algérien

MLH

À l’heure du Festival de Cannes, comment ne pas rendre hommage, au seul cinéaste algérien et maghrébin lauréat de la Palme d’Or, en l’année 1975, pour le film « Chronique Des Années de Braise ». 41 ans après, retour sur un cinéaste qui a fait la fierté de l’Algérie.

Mohamed Lakhdar Hamina, 82 ans, est né à M’sila, destiné au départ à une carrière dans l’agriculture, il sera diplômé des universités de Guelma et d’Antibes. Le destin a voulu, qu’il s’y retrouve accidentellement plongé dans le monde du Cinéma, et il s’y est oublié, pour notre grand plaisir.

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Fort de ses qualités de conteur, « Meddah », il s’est intéressé de prés au cinéma, au point qu’il entreprit de faire des études à l’école de cinéma de Prague (FAMU), puis travailla aux studios Barrandov où il se spécialisa dans la prise de vue.

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C’est en 1967, que Mohamed Lakhdar Hamina, sort son tout premier long métrage, après le documentaire Mais Un Jour de Novembre, celui-ci intitulé Le Vent Des Aurès, lui vaut le Prix de la Première Œuvre. Neuf ans après, rendez-vous à Cannes, où il concourt avec Chronique des années de Braise, ce film devenu culte, tantôt sur le plan technique qu’artistique, car filmé en couleur, en format panoramique et en son stéréophonique, sera aussi marqué, par les vives débats qu’il a suscité, les blessures de la guerre loin d’être cicatrisées, les membres craignaient des représailles… Malgré les menaces, et les polémiques, il sera bel et bien sacré de la Palme d’Or, le jury réuni à l’époque, salue unanimement, le travail réalisé dans ce film, ainsi que la démarche artistique, qui illustrait tant bien que mal la rage et la révolte algérienne. « Avec ce film, j’avais eu envie d’expliquer pour la première fois comment est arrivée la guerre d’Algérie. Cette révolte, qui est devenue la révolution algérienne, est non seulement contre le colonisateur, mois aussi contre la condition de l’homme. » déclare Mohamed Lakhdar Hamina, et d’ajouter « Ce film n’est qu’une vision personnelle même s’il prend appui sur des faits précis » . Cette oeuvre, alors divisée en six tableaux, des premiers mouvements de résistance jusqu’à l’insurrection de 1954, représente l’épopée d’une grand force visuelle, déclenchant aussi une vive polémique notamment en Algérie, quant au budget alloué à sa production.

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