Photographie

« Mémoire d’un Petit Pied-Noir » par Marc Morell

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Loin de nous l’idée de faire un cours d’histoire, encore moins de replonger dans des souvenirs parfois douloureux pour certains… Toutefois, Nostalgique que nous sommes, et devant toutes ces belles images que nous découvrons sur les réseaux sociaux de l’Algérie d’autre fois, nous avons demandé, à Marc Morell, photographe, de bien vouloir, ressortir, du fond de son tiroir les souvenirs qu’il a gardé de sa vie en Algérie…entouré de sa famille, des gens qu’il a connu, il a bien voulu partager avec nous, ce qu’il a gardé comme archive, dans une série d’images qu’il intitula « Mon Grand-père Dominique ou L’Histoire De La Colonisation Vue Par Un Petit Pied-Noir ».

« C’est en 1830 qu’en Algérie, la France se substituait aux successeurs de Barberousse. Le sujet de la colonisation de ces vastes territoires et la place réservée aux populations indigènes a fait l’objet de vives discussions (1843, la colonisation de l’Algérie par Enfantin).

 

1843 – Niels Simonsen, Vue du port d’Alger

Il fût décidé d’encourager le progrès de l’agriculture, de l’industrie et du commerce par la densification des villes et la création de villages. Il s’est avéré que la colonisation de l’Algérie n’était possible qu’à la condition d’y transporter une population européenne assez considérable. Ainsi l’immigration de ses seuls citoyens étant insuffisante, la France a eu recours pour moitié à des espagnols, des italiens, des maltais, etc.
Cette population européenne était le vecteur d’un mode de développement « moderne » auquel étaient contraints de s’adapter les berbères et les arabes qui pour la plupart d’entre eux, étaient éleveurs nomades ou agriculteurstravaillant dans le cadre d’une propriété collective de la terre et d’un droit individuel d’exploitation.
C’est dans ce contexte, fuyant la misère qui sévissait dans la région d’Alicante, que mon arrière-arrière grand-père Pascual Morell, âgé d’à peine 20 ans devait s’embarquer pour Alger en 1840. Vivant très modestement, Pascual élevait des chèvres sur les hauteurs d’Alger et vendait son lait à Bab-El-Oued.

Plus tard, son fils Vincent, né en Espagne et naturalisé français en 1870, assumât la gérance d’une ferme à Birkhadem avant d’acheter à Baba-Hassen, en 1890 une concession à l’administration française. Cette petite propriété était constituée d’une maison dans le centre du village, créé en 1842, et d’un vignoble d’une quinzaine d’hectares. » – Marc Morell

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1899 – Cimetière musulman sur les hauteurs d’Alger

 [ Le reste à découvrir en images ]

1935 - La Musique de Baba-Hassen

 

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